jeudi, mars 23, 2006
"Je devais monter à Paris aujourd'hui pour manifester, mais je me suis pas réveillée. On s'est couché trop tard hier. On manifeste, mais on fait la fête aussi."
Lu dans Libé ce matin. Cette phrase est pour moi extrêmement représentative du mouvement actuel contre le CPE.
La société change, il faut apporter plus de mobilité aux contrats de travail car nous ne sommes plus en 1970, nous ne sommes plus dans une France industrielle, le plein emploi et les carrières dans la même grosse entreprise toute sa vie.
Nous sommes dans une France des entreprises de services, une France du tertiaire, avec une multitude de sociétés qui doivent être abordées comme des expériences successives. Il faut être réaliste et optimiste sur l'avenir, et c'est n'est pas en refusant de s'adapter au monde actuel et en se réfugiant dans la rigidité des règles des années 70 que l'on va s'en sortir.
Ce mouvement étudiant me fait vraiment penser au film Titanic, qui démontrait bien l'impossibilité de voir les choses concrètement de la part des passagers de 1ère classe ("Relancez les machines pendant que nous retournons boire un brandy") face à une réalité dure ... mais inéluctablement présente ("mais Monsieur, le bateau va couler").
Peut-être a-t'on trop menti aux Français, pendant trop longtemps, mais il faudrait vraiment une personne qui les secoue et leur dise franchement les choses. Ma grande crainte dans tout ça soit que, comme pour la constitution européenne, ce soit un populisme aussi hypocrite que dangereux qui l'emporte. La France de la politique de l'autruche, non merci.
0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home